Index du Forum
Clan des Lames Brisées, guilde roleplay Wow - serveur Kirin Tor
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La libération d'Anthémios

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Crypte -> Récits RP
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Manaldian
Lame Brisée

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2009
Messages: 51

MessagePosté le: Dim 31 Oct - 00:25 (2010)    Sujet du message: La libération d'Anthémios Répondre en citant

            La nuit était profonde malgré la lueur de la lune sur son déclin qui se reflétait dans un lac semblable à un miroir tant sa surface était immobile. En son centre, une île se découpait sur le paysage forestier des rives alentours. Au sommet de cette île, un donjon en ruines arborait fièrement ses remparts à moitié effondrés. Ce lieu avait sans doute du être une place forte de premier ordre mais ce n’était plus maintenant qu’une excroissance pierreuse qui agrémentait le paysage d’un soupçon de nostalgie.


            Une silhouette se détacha des ombres de la clairière et avança sur la rive, laissant deviner un individu de taille moyenne vêtu d’un manteau noir à capuche masquant son visage et montant un destrier couleur de la nuit. L’homme fit avancer sa monture à pas lents vers la rive et sembla un moment étudier les lieux. Avisant une cabane non loin auprès de laquelle une barque était amarré, il fit volter sa monture et s’approcha. Les volets clos semblaient indiquer que l’occupant dormait du sommeil du juste mais le cavalier ne sembla pas s’en soucier le moins du monde. Sautant à bas de sa monture, il cogna violemment à la porte. Une lueur filtra à travers les fentes des volets et une voix chevrotante se fit entendre:
« Qui… qui est là ?
La silhouette sombre répondit alors d’une voix profonde qui résonna.
-          Un passager.
-          Je ne suis pas de service messire… Revenez dans la journée… Peut être alors….
-          Vous êtes passeur. Je suis un passager. Faites votre office ou je me verrai contraint de vous y forcer. Je saurai rétribuer vos services.
-          Dans… dans ce cas… »
Un filet de lumière s’échappa alors que la porte s’entrouvrait, laissant voir un vieil homme voûté aux habits déguenillés. Le vieux étudia rapidement son client et ajouta d’un ton craintif :
«  Et vous voulez aller où ? »
Le cavalier indiqua de son doigt l’île.
« Mais vous êtes fou ! C’est un repère de fantômes là bas !
-          Sénile vieillard, si tu ne veux pas ajouter tes lamentations aux leurs, je te conseille vivement de te hâter avant qu’un ardent courroux ne s’empare de moi. Je suis pressé.
Ce disant, il mit la main à la garde d’une épée qu’il avait jusqu’alors dissimulé sous son manteau.
-          Bien… bien monseigneur. »
Le passeur retourna éteindre sa chandelle et revint le plus rapidement qu’il pût. Fermant la porte derrière lui, il se dirigea vers sa barque, le cavalier lui emboîtant le pas. Le vieux étant habile de ses mains après toute une vie à faire le passeur réussit tant bien que mal à larguer les amarres malgré ses tremblements que l’on pouvait plus probablement imputer à la peur qu’au froid de la nuit. La barque prit alors la direction de l’île.


            La traversée était tranquille sur le lac silencieux. Seules les rames troublaient l’onde. Le passeur se retourna et s’aperçu que la monture de son passager avait disparu. Rassemblant son courage, il se tourna vers ce dernier et lui demanda :
« Votre monture erre-t-elle dans les bois ? Vous savez, les hommes-loups chassent non loin…
-          Peu me chaut.  Je retrouverai mon cheval sur l’île.
Le vieux eut l’air surpris.
-          Vous êtes un mage ?
-          On peut voir les choses comme ça. »
Le cavalier se pencha et un éclair de lueur bleu sous sa capuche révéla au passeur la véritable nature de son passager.
«  Je vous en prie messire, ne me tuez pas !
-          Ton existence misérable m’est pour l’instant utile. Veille à ce qu’il en soit ainsi encore un temps si tu ne désires pas qu’elle se termine prématurément. D’ ailleurs voici pour toi l’occasion de me prouver ta valeur, sais-tu à qui appartenait ces terres jadis ?
-          An…Anthémios…le Baron Anthémios Manaldian, le plus sauvage et le plus cruel être vivant ayant  foulé ces terres…
-          Exact. Et il se trouve que tu te trouves en face de son héritier direct. Tu as raison de craindre pour ta vie, mon ancêtre n’était qu’un misérable nécromant de second ordre comparé à moi. Aussi une fois à terre, tu me suivras et tu m’obéiras.
-          Monseigneur, pitié ! Vous aviez dit que vous me récompenseriez !
Le passeur devenait presque hystérique tant sa frayeur était grande.
-          Et c’est ce que je ferai. Mais il y a deux façons de parapher notre accord, ton sang sur ma lame ou ton service à mes côtés. Que préfères-tu, vivre lâchement ou mourir inutilement ? »
Le passeur déglutit difficilement et marmonna son accord. La barque atteignit le rivage et le Baron sauta à terre,  suivi peu après du vieil homme malheureux. Les deux compagnons avancèrent en direction des ruines, le premier d’un pas orgueilleux et pressé, le second à contrecœur et gémissant. De loin en loin les buissons frémissaient, frôlés par les créatures de la nuit.
 


              Avisant enfin les débris du pont-levis, Manaldian se retourna vers son serviteur mortel et lui fit signe de se hâter. Le Baron s’avança et contempla devant lui le fossé qui s’ouvrait. Le bois depuis longtemps pourri s’était effondré et le pont n’existait plus. Cependant la distance à la porte n’était pas très grande. Plus que ce qu’un homme pourrait couvrir en sautant certes mais…
« Messire… le vieil homme pantelant arrivait enfin. Messire, c’est trop loin, com.. comment ferons-nous ?
-          Pour toi cela ne posera guère de problèmes. »
Une ombre sembla filer du manteau du Baron et courir sur le sol jusqu’au vieil homme. L’enveloppant, elle le projeta de l’autre côté du fossé comme un fétu de paille. Le passeur étourdi mit un moment à se relever. Rassuré sur le fait qu’il n’avait pas tué son serviteur, Manaldian tapa du pied. Le sol se mit alors à trembler et d’un monticule de terre émergea soudain Tyran. Flattant le col de sa monture, le Baron évalua encore une fois la distance du regard puis sauta en selle. Tirant sur les rênes, il recula sa monture. Enfin, il la lança au galop et sauta le fossé d’un bond fantastique. Dérapant sur les pavés recouverts de mousse, Tyran s’emballa et s’écroula de tout son poids sur le sol, projetant son cavalier à terre. Les pattes avant brisées et le mord aux dents, le noble destrier serait sûrement mort s’il ne l’était déjà. Se relevant difficilement, Manaldian ne pût réprimer sa rage et projeta un éclair vert dans la direction de sa monture. Celle-ci hennit de douleur avant de se décomposer et de disparaître. Retrouvant son calme et sa superbe à cet instant, le Baron se tourna vers le passeur. Blême, celui-ci ne bougeait plus. Un regard de Manaldian et il sortit soudain de sa torpeur, se hâtant de le suivre.
              


                Avançant tous les deux dans la cour principale du château, le vieillard remarqua tout de même que même son compagnon Chevalier de la mort semblait moins insouciant et plus prudent. Ils passèrent devant les restes d’écuries, des tours à moitié abattues, un poste de garde ouvert aux quatre vents et enfin arrivèrent au donjon. Tout était immobile et trop silencieux. Un détail étrange cependant retint l’attention de Manaldian. Le seul son qu’ils entendaient était la plainte du vent dans la nuit, mais aucun souffle ne venait déranger les plis de son manteau. Esquissant un sourire sous sa capuche, il continua à avancer et franchit la porte principale suivi du vieux.
               


                Laissant leurs yeux s’habituer à la l’obscurité, les deux hommes purent bientôt distinguer un vaste hall aux colonnes de pierre massive bien qu’en partie écroulées et au sol quelques lambeaux de ce qui avait du être jadis un tapis rouge.Au fond de la salle, un ce qui avait du être un grand escalier devait donner accès aux étages supérieurs. Aux murs, des peintures à moitié effacées par le temps laissaient encore deviner des hommes aux mines cruelles ou des scènes d’une chasse bien étrange, le gibier semblant être humain, certaines montrant même des humanoïdes énormes. Manaldian avança sans hésiter, dans son élément au sein d’un décor pareil. Avisant une statue décapitée représentant un homme se tenant debout, la garde de son épée dans les mains et la pointe dirigée vers le sol, il s’approcha et appuya sur le symbole en forme de serpent qui ornait la garde. Le socle de la statue s’ouvrit alors que le Baron faisait entendre un soupir de mécontentement. C’était trop simple, vraiment. Enfin, puisqu’il en était ainsi…
               


                Descendant un escalier de pierre, le passeur toujours sur ses talons, le Baron parvint enfin dans le tombeau des Manaldian. Dans une salle de pierre, trois tombes s’étendaient à leurs pieds, chacune surmontée d’une stèle posée au mur. La stèle de la tombe du milieu semblait faite de vrai-argent et portait le nom d’Anthémios gravé dans la langue des démons. D’un geste, Manaldian ordonna à son serviteur de se placer dans un coin et de se taire puis il s’agenouilla devant la tombe d’Anthémios et commença à marmonner dans une langue gutturale. Enfin, se relevant et dans un cri terrible, le Baron finit son incantation. Tout d’abord, rien ne se produisit. Puis, peu à peu, la tombe d’Anthémios commença à vibrer et à se desceller, une lueur verte émanant de l’intérieur. Enfin, la dalle pivota complètement et laissa voir une fosse… vide. Déconcerté, Manaldian resta un moment coi. Une voix narquoise se fit alors entendre :
« Et peut-on savoir, bâtard dégénéré d’une lignée d’abrutis congénitaux ce que tu cherches en ces lieux ?  Ma puissance onc n’a été au service de quiconque de mon vivant, pourquoi le serait-elle maintenant que je suis mort ? »
Faisant volte-face aussitôt, Manaldian se retrouva face au passeur. Changeant d’apparence, ce dernier se mit à grandir, à se redresser et à rajeunir. Enfin Manaldian se retrouva face au spectre de son ancêtre. Décontenancé devant cette apparition, il recula d’un pas. Le spectre ricana.
« Alors ainsi, tu es trop faible pour percevoir jusqu’aux présences magiques les plus puissantes ? Pathétique…. Sincèrement. Et ça se dit mon maître en magie flaellée. Laissez-moi rire ! Mon interprétation du paysan terrorisé t’as plût ?
-          Silence spectre ! De par le droit du sang, tu me dois allégeance ! Tu connais les règles aussi bien que moi, les morts doivent servir leur descendant, c’est ce qu’il y a d’écrit dans le compendium des arts nécrotiques et tu le sais !
-          Ah… en effet…. Mais…. Le spectre se rapprocha encore, glissant sur le sol et ajoutant dans un souffle : Pour cela, il faut que l’invocateur soit vivant. Tu as perdu tout droit de nous contrôler. Tu ne peux que nous demander, et moi, contrairement aux autres, je refuse. »
Sentant une sueur froide qu’il n’avait plus ressentie depuis qu’il était passé de vie à trépas lui couler le long de la nuque, Manaldian recula encore d’un pas et vacilla en sentant son pied au bord du vide au-dessus de la tombe. Tentant le tout pour le tout, il projeta un éclair de lueur verte vers le spectre et couru droit aux escaliers qu’il monta quatre à quatre. Arrivé dans le hall, un mur vola en éclats sous le coup d’une explosion noire. Un bruit de pas gigantesque retentit et de l’ouverture émergea les deux têtes énormes d’un ogre. Le gardien du tombeau. Aperçevant Manaldian il rugit et un éclair noir jaillit dans sa direction. Le Baron n’eut que le temps de sauter sur le côté pour esquiver alors que l’éclair fracassait une colonne de pierre. La capuche rejetée en arrière, la coiffure échevelée, il n’en menait pas large.
« Grok’togh pas content ! Méchant vouloir maître le servir ! Moi tuer méchant ! »
La forme spectrale d’Anthémios jaillit alors du sol au milieu de la salle en ricanant.
« Il va falloir faire mieux si tu veux nous battre ! Ce n’est qu’à cette condition que j’accepterai de te servir mais je crains fort que cela n’arrive pas ! »
Serrant les dents, Manaldian invoqua un bouclier anti-magie. Dégainant son épée, il fit virer sa lame au noir et chargea l’ogre. Celui-ci l’écarta d’un revers de son bras énorme sans aucun problème.
« Il semblerait que tu ais trouvé plus fort que toi non ? »
Se relevant prestement, Manaldian marmonna quelques mots et des os l’entourèrent pour former un second bouclier. Puis il plongea sa lame dans le sol. Hurlant dans une langue affreuse, une goule se releva non loin et couru le rejoindre pour se placer devant lui.
« Pitoyable imbécile…. Tu es dans ma demeure. »
Le spectre claque des doigts et la goule se retourna vers Manaldian, une lueur de faim infinie dans les yeux. Le Baron n’eut pas le temps d’esquiver complètement et la goule se jeta sur sa jambe, mordant à pleine dents. Assénant frénétiquement des coups d’épée sur le crâne de la goule, il parvint à lui faire lâcher prise. Mais l’ogre en avait profité pour s’être rapproché et Manaldian ne pouvant se remettre debout, sa jambe brisée par les crocs de la goule, un éclair de lueur noire le frappe de plein fouet, pulvérisant sa cuirasse et sa cage thoracique. Anthémios dégaina alors son glaive fantomatique et s’approcha de son descendant en intimant l’ordre à la goule et à l’ogre de se tenir tranquille d’un geste. Posant la lame sur le coup du Baron, Anthémios sourit d’une joie féroce.
« Un dernier mot avant de mourir…. A nouveau ?
-          Je vous hais tous.
-          Et nous te le rendons bien. »
Abattant sa lame, Anthémios trancha la gorge d’Hector. La tête du Baron roulant au sol, le spectre se tourna vers la goule :
« Disparaît, tu as fait ton oeuvre. »
Puis, se tournant vers l’ogre :
« C’en est fini, je nous ai tous libérés. Ta tâche est accomplie à toi aussi. Puisse la Lumière un jour nous pardonner. »
L’ogre s’inclina puis disparut progressivement comme emporté par un souffle de vent. Puis se fut le tour d’Anthémios. Au matin, lorsque les bûcherons du village voisin vinrent dans la forêt, ils eurent la surprise de constater que l’île au milieu du lac avait disparu.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 31 Oct - 00:25 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Crypte -> Récits RP Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
World of Warcraft phpBB template "WoWMoonclaw01" created by MOONCLAW/MAËVAH(EU-Sinstralis/EU-Illidan) (v1.05) - http://www.wowcr.net/templates
© World of Warcraft and Blizzard Entertainment are trademarks or registered trademarks of Blizzard Entertainment, Inc. in the U.S. and/or other countries. wowcr.net is in no way associated Blizzard Entertainment.
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com